Etre confinés c’est un peu être comme des « burnaoutés »​ : hors du navire…

Ce matin je commence à être rassurée par la situation face au coronavirus car je pense que nous sommes de plus en plus nombreux à avoir compris l’importance de rester en confinement si notre travail le permettait. Que les mesures de prévention physiques sont en train de s’organiser dans le pays : la fabrication de masques, les plaques en plexiglas de protection, la désinfection, la distance entre chaque personne lors de tous nos déplacements de première nécessité, le fait que les gens comprennent l’importance de ne plus sortir même pour leur plaisir, et bien d’autres choses.

Il y a encore beaucoup de monde qui travaillent dans les supermarchés, les entreprises agroalimentaires, les laboratoires aussi pour assurer les recherches, et les analyses de chacun donc au niveau du coronavirus c’est géré, et les risques sont en train d’être limités.

Certes il manque encore du matériel pour les soignants, en même temps de nombreuses actions sont mises en place pour y pallier, donc je commence à être rassurée.

De plus face à l’élan de solidarité qui se met en place, qui s’organise je suis plutôt optimiste sur le fait que l’on réussisse à s’en sortir encore plus fort de ce coronavirus. Que des changements qui étaient nécessaires vont avoir lieu même si cela va être difficile, et certainement long je reste confiante.

La semaine dernière j’ai observé la situation, j’ai discuté avec un grand nombre de personnes sur le sujet pour voir l’impact de la situation sur chacun, et les choses que chacun mettait en place pour y faire face.

Quand je vois la mise en place ultra rapide du télétravail je suis stupéfaite de la réactivité de tous, et je trouve cela formidable de voir la réactivité, et les ressources à notre disposition en cas de crise.

Pour nous tous notre vie c’est progressivement réorganisée la semaine dernière, nous avons vécu notre premier week-end en confinement seul, ou en famille. Chacun à sa façon nous trouvons nos marques, nos soutiens à l’extérieur via les réseaux, par téléphone ou par les nombreux outils à notre disposition.

Nous avons mis en place différentes occupations pour faire face à l’ennui, pour occuper les enfants, ou pour rire en famille.

Chacun a des réactions différentes, chacun à ses peurs, ses doutes et ses angoisses pour l’avenir.

En même temps je reste inquiète au fond de moi face à mon sujet de prévention des risques psycho sociaux (« RPS ») et plus particulièrement au risque de burn-out.

Un effet collatéral du coronavirus qui pourrait lui aussi faire des ravages pour ceux qui continuent de travailler, j’y reviendrai dans un prochain article très rapidement.

Aujourd’hui je voulais surtout vous faire part de mes observations de la semaine dernière, et de mon sentiment de revivre l’arrêt du à mon burn out il y a quelques années.

Oui, ce qui est vécu actuellement par les gens en confinement c’est un peu ce que chaque personne ayant vécu un burn-out a vécu. C’est aussi ce qui me rassure car le côté positif du confinement c’est que certains qui auraient été dans le mur vont avoir le temps de prendre du recul, pour peut être rectifier leur rythme.

Oui c’est assez similaire : du jour au lendemain vous apprenez que continuer à travailler peut vous mettre en danger, et que vous devez vous arrêter. Le médecin vous oblige à vous arrêter, et à rester chez vous : sans plus d’explications que çà. Si, il y a un mot terrible sur l’arrêt de travail : BURN-OUT !

Alors toutes les étapes par lesquelles nous passons je les ai déjà traversées il y a quelques années.

Et je me dis que le confinement est peut-être une opportunité de diminuer le nombre de burn-out qui auraient pu arriver.

Une sorte de vaccin du burn out !! Alors je vais vous donner quelques astuces pendant le confinement qui permettent aux personnes en burn-out de retrouver leur bien-être., en faisant un parallèle sur les deux tableaux les confinés, et les burnaoutés.

Tout d’abords cet arrêt forcé, subi est tellement similaire des deux côtés.

Cet arrêt qui nous libère une quantité de temps dont on ne sait que faire. On ne comprend pas vraiment ce qui nous arrive : pour les burnaoutés le corps à dit stop, pour les confinés c’est un virus qui nous arrête, pour les deux la même finalité restez chez soi, et ne plus être dans les mêmes conditions de travail, ou juste sans.

Je compare un peu çà à une noyade en mer pour les burnaoutés : on est éjecté du bateau et on se retrouve en pleine mer avec une bouée de sauvetage qu’on a du mal à trouver, et à laquelle il est dur de se raccrocher.

Pour les confinés c’est un peu la même chose on est éjecté du bateau mais dans de meilleures conditions : un canot de sauvetage avec le télétravail, le chômage partiel, ou parfois juste un radeau car il n’y a plus vraiment de rentrée d’argent à venir car plus d’activité.

Les autres sont les capitaines ou des équipages indispensables qui doivent rester avec les moyens du bord, et faire en sorte de sauver le maximum de monde….

A cette étape la seule façon de s’en sortir c’est de suivre les consignes pour les confinés, et de trouver la bouée qui aidera à remonter à la surface pour les burnoutés.

Apprendre à prendre soin de soi, à organiser sa vie dans d’autres conditions du jour au lendemain.

Alors pour les confinés, il ne s’agit pas de devenir égoïste, et de se faire passer avant tout le monde à la caisse du supermarché, et d’écraser les autres pour pouvoir se nourrir, ou piquer les masques là où ils sont, non ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Cà c’est être irrespectueux envers les autres et leur travail.

Prendre soin de soi c’est restez chez soi, et faire de notre mieux pour préserver sa santé et celle de ses proches, en réorganisant différemment sa vie quotidienne, avec de nouvelles contraintes.

Côtés burnoutés prendre soin de soi au début est difficilement compréhensible … qu’est ce que cela signifie ? Comment je fais ? Si je ne travaille pas je fais quoi ?

Lorsque l’on est arrêté pour un burn-out on l’est justement parce que l’on s’est fortement oublié et que le travail et nos multiples activités pour les autres prenaient toute la place dans notre vie. Alors le temps pour soi on ne connait pas vraiment.

Côtés confinés, aujourd’hui il est demandé de rester chez soi au maximum, et de toucher le minimum de choses lors de nos déplacements indispensables.

Par contre face à l’isolement et à l’inconnu qui nous attend, nous sommes un peu perdus et anxieux.

La solution des burnaouté c’est d’apprendre à profiter de ce temps pour prendre soin de soi : se recentrer sur soi. Cela permet d’en ressortir plus fort, plus connecté avec nos besoins, et une meilleure connaissance de nous-même.

C’est pas mal non ? Une opportunité de prendre du temps pour soi !

Pour les burnaoutés la première action est l’arrêt de travail qui nous met en sécurité loin de notre travail qui est la source du problème. C’est souvent une étape qui met du temps à être acceptée et entendue, il y a une phase de résistance, qui nous fait souvent franchir une limite ou le corps fini par lâcher, et entraîne des mois d’inactivité.

Pour les confinés cela peut être de même avec une contamination qui n’aurait pas de l’être, si les consignes de sécurité avaient été respectées, et entraîne un nombre de décès plus important.

Pour les burnaoutés dont le corps a lâché plus psychiquement et émotionnellement que physiquement cette période de repos est souvent la plus difficile à franchir….

C’est pourtant LA PHASE la plus importante. Celle de l’arrêt, du repos.

Celle qui nous permet de récupérer de la fatigue accumulée, pour être en mesure d’agir sur l’ensemble pour nous reconstruire.

Celle qui nous permet de ne plus se contaminer, pour être en mesure d’agir sur la charge de travail de nos soignants.

Oui si on a terminé en burn out, ce n’est pas parce que le boulot ne nous intéressait pas bien au contraire c’est parce que nous en faisions trop, et que nous ne comprenions plus vraiment pourquoi nous le faisions, nous étions pour la plupart en mode automatique sans plus trop réfléchir. Juste dans l’action toujours l’action vers un objectif parfois un peu flou, dans des conditions qui ne correspondaient plus à nos valeurs, mais on avançait coûte que coûte, quelle que soit la situation dans laquelle nous étions, parfois avec un manager trop présent parfois avec un totalement absent. Bref de multiples causes nous on conduit là, et à entraîner cet arrêt brutal.

Dans le cas du confinement, le virus est là. C’est peut-être un signe de notre terre que l’on entendait pas qui nous annonce que nous étions allés beaucoup trop loin sans la respecter, et il fallait un moyen de nous arrêter.

Chaque burnaouté comme chaque confiné a son histoire, sa vie professionnelle et sa vie personnelle qui lui appartient et personne n’a la même que vous. Nous sommes tous unique, et nous avons tous des réactions uniques face aux situations.

C’est pour cela que toute votre équipe ne fera pas un burn-out, et que tous les confinés ne seront pas tous touchés par le coronavirus.

Ça dépend de nous, de nos actions passées, de nos façons de nous prendre en main, de nous écouter, des personnes que l’on a rencontrées, des situations que l’on a vécues. Nous sommes tous différent.

Pour certains burnaoutés, cela peut être difficile de lire ceci selon la phase dans laquelle vous êtes, mais c’est pourtant vrai : l’entreprise a ses responsabilités dans le fait que nous ayons du nous suradapter à nos conditions de travail, mais nous avons aussi notre responsabilité de ne pas avoir su mettre en place les actions de protection pour nous en sortir à temps, ou tout simplement demander de l’aide.

Pour les confinés c’est un peu pareil le télétravail, le chômage partiel, l’arrêt de l’activité, ou les mesure qui sont prises pour vous protéger sur le terrain sont des actions pour vous mettre tous en sécurité. Donc l’entreprise fait ce qui est en son pouvoir pour vous protéger, mais vous avez aussi votre part de responsabilité. Si vous ne suivez pas les consignes de sécurité vous vous mettez en danger.

Vous avez aussi votre part de responsabilité pour vous protéger de cette nouvelle situation de travail en exprimant vos besoins, vos manques, tout en étant force de proposition pour aider à trouver des solutions. Et accepter celles qui ne peuvent pas l’être dans l’immédiat.

Réfléchir aussi à ce qui pourra être mis en place à la reprise, de nouveaux projets ou de nouvelles compétences à développer.

Cette situation est inédite et exceptionnelle donc on ne peut pas tout faire comme avant, il y a des priorités à gérer. Les dirigeants font aussi ce qu’ils peuvent pour assurer leur survie, celle de leur entreprise, et maintenir le plus longtemps possible les emplois avec la légalité en plus à respecter ….

Donc pour cette première phase c’est la sécurité, et le repos.

Faire du mieux que l’on peut dans cette nouvelle situation.

C’est ce qui a été mis en place la semaine dernière.

Les prochaines étapes clés seront de gérer son stress et son anxiété : ses émotions, et ses sentiments dans cette nouvelle situation, de faire face à ce vide, à cet inconnu qui nous attend. De se projeter dans le travail qui ne sera sans doute plus jamais vraiment le même qu’avant le coronavirus.

Oui il y aura un avant, et un après coronavirus pour tous les confinés comme il y a un avant et un après burn out pour tous les burnaoutés.

Le temps de confinement est notre meilleur allié face au coranavirus. Le temps est le meilleur médicament pour les burnaoutés.

Un burn-out pour bon nombre d’entre nous a été au final, une opportunité.

Pour certain celle de changer de direction, pour d’autres de reprendre le travail dans leur entreprise à un poste différent, dans une autre équipe, parfois et c’est le plus souvent le cas dans une autre entreprise, ou dans un autre domaine complètement différent.

Le coronavirus sera une opportunité de réfléchir. Peut être que comme je l’ai posté la semaine dernière des choses positives en sortiront :

– On va apprendre à relativiser, se rendre compte que plein de choses qui nous semblaient urgentes, et indispensables dans notre travail, ne le sont au final pas tant que çà,

– Les personnes épuisées vont pouvoir faire moins de déplacements, pouvoir se ressourcer et recharger leurs batteries,

– Les enfants vont enfin passer un peu de temps avec leurs parents,

– Le niveau de pollution va diminuer pour un temps,

– le curseur de la mondialisation changera sans doute de place, on reviendra peut-être à des systèmes d’organisation plus national qu’international,

– on va se rendre compte que la santé est importante,

– L’entraide va peut-être faire son retour… elle se met déjà en place

La différence entre confinés et burnaouté c’est que votre corps n’a pas dit stop, vous pouvez dès à présent mettre en place des actions dans votre organisation pour changer, si le constat est que vous n’avez pas envie de continuer ainsi.

Ou mieux de rêver à la reprise avec votre équipe si elle vous manque trop !! Dans ce cas juste profiter de ce temps offert avec vos proches 😉.

Sinon faites vous accompagner pour en parlez : nous sommes nombreux à rester disponibles pour en parler, vous aider à voir ce qui est bon pour vous.

Je vous souhaite à tous que ce temps de confinement soit un temps qui vous permettent d’observer ce qui se passe pour vous. Qu’il soit l’occasion de remettre vos priorités au bon endroit, de noter tout ce qui vous manque dans votre travail et tout ce qui y est devenu prioritaire pendant cette crise, afin de faire en sorte que cela soit un nouveau départ pour après.

Que vous soyez prêt à le ré-organiser peut-être différemment à la sortie de cette crise sanitaire avec plus d’humanité et de sérénité qui nous manque tant dans nos vies effrénées.

Chacun a son rôle à jouer dans cette nouvelle organisation actuelle et à venir.

Plus vous prendrez conscience de vos forces, du sens vers lequel vous voulez aller, et de vos priorités, meilleur en sera le résultat.

Restez chez vous. Déconnectez vous des infos en continu. Réjouissez-vous d’être chez vous en bonne santé !

Prenez soin de vous et de vos proches.

Si vous êtes en burn-out actuellement, et que participer à un atelier BO’Thé vous dit dites le moi aussi j’essayerai de le mettre en place à distance, les premiers à distance seront gratuits, pour tester le système.

Si vous êtes managers et que vous vous demandez comment faire pour limiter les risques de burn-out dans vos équipes en télétravail, pareil envoyez moi un mail, ou appelez-moi pour en discuter.

Si vous avez besoin d’être accompagné dans vos réflexions je suis disponible, et je vous offre un premier entretien d’une vingtaine de 20 minutes, ou bien plus si vous êtes soignants, ou sur le terrain actuellement.

Je vous souhaite à tous un bon début de semaine,

 « Manage & Vous » des objectifs SMART ajustés au confinement pour conserver votre énergie, et être bien !

Virginie Lemaire

Spécialiste du sujet du burn-out – Accompagnement – Conseil – Formation

Particulier et entreprise : Agir avant pour réfléchir, ou après pour remonter !

Manage & Vous

07.69.10.28.50 – manageetvous@gmail.com

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